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  • Fragments insulaires

    novembre 27th, 2011

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    En soi, le rond-point est moche.

    Le rond-point fait son apparition dans nos milieux urbains et périphériques en 1906. Inventé par Eugène Hénard, on en dénombre aujourd’hui plus de 18000 en France. Un rond-point coûte entre 150 000 et 800 000 euros.
    Les municipalités ont dès lors décidé de s’adonner à l’exercice de l’embellissement, cherchant à travers la contrainte de la forme circulaire à faire preuve d’une créativité débridée et donner ainsi au conducteur un décor à ses trajets quotidiens. Le rond-point devient la terre d’accueil d’une caricature confuse du folklore local.

    Le déplacement automobile conditionne l’aménagement urbain. Le carrefour giratoire est l’exemple type de l’adaptation de la ville à l’automobile, de l’ignorance du piéton. Ces espaces sont difficiles à franchir, dangereux à atteindre, souvent rarement explorés. Figure totémique du lieu de circulation « fluide » dans une ville, on l’apprécie parce qu’il désengorge le trafic, accélère les échanges, supprime le traditionnel feu tricolore, le stop, soulage notre désir de vitesse. Mais il ignore finalement le marcheur et supprime l’idée de carrefour, de lieu de croisement ou d’attente.

    Le rond-point répond alors aux mêmes particularités qu’une île. Conditionné par des moyens réduits pour l’atteindre (la course pour franchir la route qui l’isole du reste de la ville, interdiction d’y stationner). Espace banal, zone limite, ce territoire vierge devient alors, comme une île, le lieu idéal où est représenté une nature contrôlée, idéalisée, caricature fantasmée d’un patrimoine préservé. On comprend alors pourquoi nous cherchons à embellir plus particulièrement ces espaces. Rendus infranchissables, difficilement dégradables, il offre un réceptacle immuable à l’œuvre du paysagiste, du sculpteur, de l’architecte. On y trouve ainsi un territoire sauf de toute exploration où l’œuvre ne pourra dépérir. Ces zones limites remettent en question le droit à la ville. La situation insulaire créée par sa fonctionnalité provoque une mise à l’écart de certains espaces pour le promeneur, pour le citoyen. Ces espaces dédiés au passage des automobilistes engendrent une esthétique adaptée au regard furtif…

    Comment évolue le paysage fonctionnel en fonction de la vitesse de parcours et de perception des usagers de la route ? Plus l’espace en bordure de route peut être perçu lentement, plus son aménagement est soigné, la nature lissée, et les stéréotypes exagérés. Sous la forme d’un triptyque, j’ai photographié chaque rond-point depuis son centre. La fonction cosmétique est transformée par l’immersion photographique et les points de vue qui lui sont possible.

    cf. Revue URBANISME, Espaces Ordinaires, nov.-déc. 2006.

    Paysage fonction

    novembre 27th, 2011

    Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

    Création sonore de Jérôme Tuncer & Damien Tronchot pour le film paysage / fonction, Emilie Vialet, 2009.

    Paysages personnels

    novembre 10th, 2011

    Plaine des Ases

    novembre 8th, 2011

    Dead boats, Åsgårdstrand, 30.10.11

    en time i Åsgårdstrand

    novembre 7th, 2011

    Norway, 30.10.2011

    Sven Johne - East German Landscapes

    juin 6th, 2011

    http://www.svenjohne.de/svenjohne_work_ol.html

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    Brennilis, la centrale fantôme

    juin 1st, 2011

    Paru aujourd’hui dans Rue89, version mensuelle papier : un article de fond sur la centrale de Brennilis. Le reste en images ici.


    Rue 89, juin 2011.

    L’Art et la cartographie - Gilles Tiberghien

    avril 14th, 2011

    Gilles Tiberghien, entre autre,  invité sur France Inter au sujet de son livre Finis Terrae.

    A écouter “Un Monde en cartes

    Promenades du Grand Paris - échangeur Porte de Bagnolet

    avril 10th, 2011

    Samedi 9 avril a été organisée une promenade autour de l’échangeur de l’autoroute A3 à Porte de Bagnolet par Jean-Pierre Fuda et Lisadie Dutillieux, étudiants en architecture avec les interventions des  photographes Jean-Claude Mouton et Emilie Vialet afin de présenter la démarche de l’A.G.P..

    “L’infrastructure routière et les réseaux de transports en règle générale sont au coeur de la métropole et des échanges. Pourtant, les espaces qu’ils génèrent sont la plupart du temps délaissés. Particulièrement fertiles dans l’imagination des architectes et des urbanistes, les infrastructures peuvent générer des territoires de vitalité urbaine.

    La promenade partira à la découverte d’un projet urbain étonnant : l’échangeur de l’autoroute A3 a en effet été conçu dès le départ comme un lieu où il fallait s’arrêter et qui ne devait pas être appréhendé qu’au travers de l’automobile. Il a été pensé comme une véritable centralité devant amener les gens allant ou venant de Paris à prendre leur temps.

    Entre réussites et échecs des partis pris architecturaux, cette promenade cherchera à révéler comment la Porte de Bagnolet, au-delà de l’apparente hostilité des lieux, est au centre des enjeux métropolitains liés à la mobilité des individus.”

    http://grandparis.promenades-urbaines.com

    Paysage en bordure - Marche 2

    mars 31st, 2011


    Choisy le Roi, N186 - N6
    Parc Interdépartemental des Sports
    01.2011.