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  • Exposition Bloo Gallery / Emilie Vialet & Guillaume Greff / mars 2012

    mars 14th, 2012

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    Guillaume Greff, UNTITLED FROM THE SERIES LIGURIA, ITALY, 2007-2008.

    “L’intérêt des artistes pour le paysage s’est longtemps concentré sur la représentation du pittoresque. Les photographes n’ont pas fait exception. Le beau paysage était alors soit celui, grandiose, des forces de la nature ou du génie humain, soit l’harmonieux produit de siècles de lente élaboration : le cirque de Gavarnie, les ruines de Rome, la ruelle ou la chaumière. Les paysages habituels, trop quotidiens pour être vraiment vus, n’étant, au mieux, que l’arrière-plan d’un sujet plus digne d’être regardé.

    La mission photographique de la DATAR, au début des années 80, a changé cette vision. En prétendant faire un état des paysages français contemporains, certains des photographes qu’elle a mobilisés ont porté son regard sur ceux produits par la modernité. Beaucoup d’entre eux correspondent à ce que Jean VIARD qualifie de « non-lieux », c’est-à-dire des espaces anonymes où les êtres humains ne se rencontrent pas, s’ils peuvent s’y croiser, où l’on est bien en peine de trouver des références sociales communes

    Parmi ces non-lieux, il en est qui ont perdu ou risquent de perdre leur identité, parce qu’ils grandissent trop vite, par accumulation d’objets disparates, par succession de chocs, de blessures, de cicatrisations inachevées. Ils donnent l’impression d’être le résultat involontaire de cette accumulation, de cette succession, et non le produit de quelque construction sociale que ce soit, Ce sont ceux que Guillaume GREFF est allé photographier en Ligurie.

    D’autres espaces sont des non-lieux pour des raisons différentes, presque inverses. Ils sont le pur produit de la société dans ce qu’elle a de plus abstrait. Personne ne peut y être, ne peut s’y sentir chez soi. Les ronds-points, ces îles inaccessibles, entourées de tous côtés par des voies rapides en guise de bras de mer. Leur aménagement est soigné, voire luxueux. A qui sont-ils ? Pour qui ce soin, ce luxe, dont Emilie VIALET nous montre la glaciale solitude, la vanité sans doute ?

    Il revient aux artistes de mettre notre doigt sur ces réalités, pour que peut être notre surmodernité, pour employer un autre terme de Jean VIARD, et les paysages qu’elle produit, parviennent à se ré apprivoiser mutuellement.”

    Texte de François Letourneux, février 2012.

    Exposition à la Bloo Gallery du 7 mars au 14 avril 2012.

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    Emilie Vialet, Fragments insulaires, Mémorial, 2006-2010.

    Fragments insulaires

    novembre 27th, 2011

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    En soi, le rond-point est moche.

    Le rond-point fait son apparition dans nos milieux urbains et périphériques en 1906. Inventé par Eugène Hénard, on en dénombre aujourd’hui plus de 18000 en France. Un rond-point coûte entre 150 000 et 800 000 euros.
    Les municipalités ont dès lors décidé de s’adonner à l’exercice de l’embellissement, cherchant à travers la contrainte de la forme circulaire à faire preuve d’une créativité débridée et donner ainsi au conducteur un décor à ses trajets quotidiens. Le rond-point devient la terre d’accueil d’une caricature confuse du folklore local.

    Le déplacement automobile conditionne l’aménagement urbain. Le carrefour giratoire est l’exemple type de l’adaptation de la ville à l’automobile, de l’ignorance du piéton. Ces espaces sont difficiles à franchir, dangereux à atteindre, souvent rarement explorés. Figure totémique du lieu de circulation « fluide » dans une ville, on l’apprécie parce qu’il désengorge le trafic, accélère les échanges, supprime le traditionnel feu tricolore, le stop, soulage notre désir de vitesse. Mais il ignore finalement le marcheur et supprime l’idée de carrefour, de lieu de croisement ou d’attente.

    Le rond-point répond alors aux mêmes particularités qu’une île. Conditionné par des moyens réduits pour l’atteindre (la course pour franchir la route qui l’isole du reste de la ville, interdiction d’y stationner). Espace banal, zone limite, ce territoire vierge devient alors, comme une île, le lieu idéal où est représenté une nature contrôlée, idéalisée, caricature fantasmée d’un patrimoine préservé. On comprend alors pourquoi nous cherchons à embellir plus particulièrement ces espaces. Rendus infranchissables, difficilement dégradables, il offre un réceptacle immuable à l’œuvre du paysagiste, du sculpteur, de l’architecte. On y trouve ainsi un territoire sauf de toute exploration où l’œuvre ne pourra dépérir. Ces zones limites remettent en question le droit à la ville. La situation insulaire créée par sa fonctionnalité provoque une mise à l’écart de certains espaces pour le promeneur, pour le citoyen. Ces espaces dédiés au passage des automobilistes engendrent une esthétique adaptée au regard furtif…

    Comment évolue le paysage fonctionnel en fonction de la vitesse de parcours et de perception des usagers de la route ? Plus l’espace en bordure de route peut être perçu lentement, plus son aménagement est soigné, la nature lissée, et les stéréotypes exagérés. Sous la forme d’un triptyque, j’ai photographié chaque rond-point depuis son centre. La fonction cosmétique est transformée par l’immersion photographique et les points de vue qui lui sont possible.

    cf. Revue URBANISME, Espaces Ordinaires, nov.-déc. 2006.

    Plaine des Ases

    novembre 8th, 2011

    Dead boats, Åsgårdstrand, 30.10.11

    en time i Åsgårdstrand

    novembre 7th, 2011

    Norway, 30.10.2011

    Sven Johne - East German Landscapes

    juin 6th, 2011

    http://www.svenjohne.de/svenjohne_work_ol.html

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    Brennilis, la centrale fantôme

    juin 1st, 2011

    Paru aujourd’hui dans Rue89, version mensuelle papier : un article de fond sur la centrale de Brennilis. Le reste en images ici.


    Rue 89, juin 2011.

    L’Art et la cartographie - Gilles Tiberghien

    avril 14th, 2011

    Gilles Tiberghien, entre autre,  invité sur France Inter au sujet de son livre Finis Terrae.

    A écouter “Un Monde en cartes

    Promenades du Grand Paris - échangeur Porte de Bagnolet

    avril 10th, 2011

    Samedi 9 avril a été organisée une promenade autour de l’échangeur de l’autoroute A3 à Porte de Bagnolet par Jean-Pierre Fuda et Lisadie Dutillieux, étudiants en architecture avec les interventions des  photographes Jean-Claude Mouton et Emilie Vialet afin de présenter la démarche de l’A.G.P..

    “L’infrastructure routière et les réseaux de transports en règle générale sont au coeur de la métropole et des échanges. Pourtant, les espaces qu’ils génèrent sont la plupart du temps délaissés. Particulièrement fertiles dans l’imagination des architectes et des urbanistes, les infrastructures peuvent générer des territoires de vitalité urbaine.

    La promenade partira à la découverte d’un projet urbain étonnant : l’échangeur de l’autoroute A3 a en effet été conçu dès le départ comme un lieu où il fallait s’arrêter et qui ne devait pas être appréhendé qu’au travers de l’automobile. Il a été pensé comme une véritable centralité devant amener les gens allant ou venant de Paris à prendre leur temps.

    Entre réussites et échecs des partis pris architecturaux, cette promenade cherchera à révéler comment la Porte de Bagnolet, au-delà de l’apparente hostilité des lieux, est au centre des enjeux métropolitains liés à la mobilité des individus.”

    http://grandparis.promenades-urbaines.com

    Paysage en bordure - Marche 2

    mars 31st, 2011


    Choisy le Roi, N186 - N6
    Parc Interdépartemental des Sports
    01.2011.

    D174-N152

    mars 24th, 2011


    Blois, périphérie
    Echangeur D174-N152
    02.2011